Les traitements contre la stérilité

Les traitements contre la stérilité
Bien que ces traitements puissent être efficaces, de nombreux couples ont besoin de voir le problème de
fécondité d’une façon plus holistique et de se tourner vers des méthodes naturelles comme celles que vous pouvez trouver dans ce livre.

Comment traiter les hommes contre la stérilité ?

Les traitements dont nous disposons pour traiter les stérilités masculines sont peu nombreux et avaient, en général, une efficacité limitée jusqu’à l’avènement des procréations médicalement assistées.

Les raisons en sont explicables : le plus souvent, les cellules de la spermatogenèse, celles qui dans le testicule se transforment progressivement en spermatozoïdes, ont été lésées dès la vie embryonnaire du sujet ou dans son enfance.

Ces lésions sont irréversibles et aucun traitement ne pourra les reconstituer.

Quelquefois, heureusement, ces cellules existent et sont normales mais ne sont pas stimulées correctement : on peut alors espérer.

D’autres fois, les spermatozoïdes sont produits dans le testicule, mais ne parviennent pas à être éjaculés car il y a un obstacle mécanique sur le trajet. Ici encore on peut espérer.

Les traitements chirurgicaux

Dans certains cas, la chirurgie peut être proposée, ceci essentiellement dans deux circonstances.

Les azoospermies excrétoires

Le testicule produit des spermatozoïdes, mais ceux-ci ne peuvent être excrétés car il existe un obstacle sur le trajet.

Dans tous ces cas, si la lésion siège en un endroit peu étendu et si le reste des conduits est normal, on peut tenter une intervention chirurgicale qui va couper la zone obturée et rétablir la continuité des deux bouts, comme par exemple une anastomose entre le canal déférent et l’épididyme.

Ces opérations de microchirurgie délicates ne donnent pas plus de 20 % de succès. Elles ne sont pas toujours possibles.

Le varicocele

Il s’agit d’une dilatation de la veine spermatique gauche. Parfois, le volume de la veine est visible au-dessus du scrotum ; d’autres fois, le sujet ne voit rien et ne ressent rien.

Il y a quelques années, cette théorie connut une grande vogue et tous les varicoceles étaient opérés avec des succès relatifs. Des études comparant des hommes opérés et des hommes non opérés ont montré que, hormis les varicoceles volumineux, l’opération n’était pas plus efficace que l’abstention.

Prélèvement chirurgical de spermatozoïdes avant ICSI

Dans certains cas d’azoospermie, il peut y avoir une production minime de spermatozoïdes par le testicule.

. Ce prélèvement s’effectue par une simple ponction à l’aiguille ou par une petite intervention qui incise le scrotum et ouvre le testicule ou l’épididyme pour prélever des fragments dans lesquels les spermatozoïdes sont recherchés sous le microscope.

Les traitements médicaux contre la stérilité chez l’homme

Infection du sperme

Le cas le plus fréquent qui demande un traitement médical est celui de l’infection du sperme.

Cette infection est le plus souvent chronique et le sujet n’est pas conscient d’être porteur d’une infection qu’il a peut-être contractée des années auparavant. Tous les germes peuvent être responsables.

Les toxines qu’ils libèrent altèrent les tissus de l’appareil génital, déterminent des modifications de l’acidité du liquide spermatique et retentissent sur la mobilité des spermatozoïdes. C’est pourquoi on doit toujours faire pratiquer une spermoculture chaque fois que l’on fait un spermogramme.

La spermoculture isole les germes, les reconnaît et recherche leur sensibilité aux antibiotiques. Ainsi le médecin pourra prescrire le traitement antibiotique approprié, le plus souvent pour une période prolongée car dans les voies génitales les germes sont difficiles à atteindre.

les azoospermies sécrétoires,

Très rarement, dans les azoospermies sécrétoires, le testicule ne reçoit pas la stimulation des hormones hypophysaires : c’est ce qu’on appelle un hypogonadisme hypogonadotrophique.

Le testicule existe. Il est normal. Il n’est pas stimulé. Il attend les commandes venues de l’hypophyse comme la Belle au bois dormant attend son Prince charmant.

Dès que l’on va prescrire des gonadotrophines, on voit le testicule répondre par une sécrétion de testosterone et, au bout de quelques semaines, par l’apparition de spermatozoïdes.

C’est dire que le traitement devra être prolongé aussi longtemps que nécessaire pour aboutir à une grossesse. Dès que l’on cesse les injections de gonadotrophines, le testicule retourne à son état antérieur.

Parfois, l’insuffisance hormonale est due à une insuffisance thyroïdienne ou à un diabète qu’il faudra corriger.

En définitive, il y a relativement peu de cas de stérilités masculines qui seront « guéris » par les traitements. Le problème est donc d’obtenir une grossesse avec les spermatozoïdes dont on dispose ; heureusement, les problèmes peuvent être résolus aujourd’hui par les inséminations artificielles ou l’AMP.

Comment traiter les causes féminines ?

Les différentes techniques

L’IAC (insémination artificielle avec sperme du conjoint)

On pratique une insémination dans le vagin ou à l’entrée du col dans les cas d’impuissance ou d’anéjaculation.

Dans les cas où l’on veut franchir l’obstacle du col utérin (glaire hostile, sténose, etc.), on va déposer à l’intérieur de la cavité utérine les spermatozoïdes préparés dans une petite quantité de milieu de culture à l’aide d’une seringue et d’une petite canule simple : c’est l’insémination intra-utérine.

La quantité de spermatozoïdes mobiles inséminés doit être supérieure à 500 000/ml.

On doit bien entendu choisir le jour approprié pour pratiquer 1TAC. Si le cycle est « spontané » (sans traitement inducteur de l’ovulation) on détermine le moment de l’ovulation par le pic de LH. Il faut préférer inséminer un peu avant l’ovulation elle-même. Parfois, on peut décider de pratiquer 1TAC 2 jours de suite. Lorsque le cycle est « stimulé » l’ovulation est déterminée par l’injection intramusculaire d’HCG.

La Fiv

Au début, cette technique s’adresse principalement aux couples qui ne peuvent obtenir une grossesse parce que les trompes de Fallope de la partenaire sont lésées. Ces conduits sont le lieu où, normalement, se produit la rencontre du spermatozoïde et de l’ovule ou fécondation.

Le but de cette technique est de « court-circuiter » les trompes bouchées ou absentes. Mais les raisons d’envisager une Fiv se sont étendues aux stérilités masculines et féminines rebelles : elles s’adressent aussi aux stérilités ovariennes, à l’endométriose, aux mauvais spermes, etc.

L’œuf fécondé en laboratoire est ensuite replacé dans l’utérus maternel par les voies naturelles, sans anesthésie. L’étape « in vitro » ne dure que 2 ou 3 jours. Il s’agit d’une technique qui demande une grande participation du couple.

Détermination du moment de l’ovulation

La réussite de la Fiv dépend de la qualité des ovocytes recueillis. Les ovocytes doivent être prélevés quand ils sont mûrs, juste avant le moment où ils auraient spontanément été ovules.

La maturation finale sera provoquée par l’injection d’ampoules de gonadotrophines chorioniques (HCG) qui remplacent alors l’hormone LH naturelle ; c’est ce qu’on appelle le « déclenchement ».

L’expulsion des ovocytes se ferait environ 40 heures après l’injection d’HCG, c’est pourquoi on fait la ponction 35 à 38 heures après l’injection.

La surveillance de la stimulation se fait essentiellement par des dosages plasmatiques et des echographies (examen indolore par ultrasons) permettant d’apprécier le nombre, le volume et la qualité des follicules sur chaque ovaire.

Préparation des spermatozoïdes

Préalablement à toute tentative de Fiv, il est indispensable de s’assurer que le sperme ne contient aucun germe, n’est pas infecté. Pour ceci, il est indispensable de faire pratiquer une spermoculture dans les mois qui précèdent chaque tentative.

Le jour de la ponction folliculaire, le sperme obtenu par mastur-bation exclusivement après désinfection soigneuse de la verge, est recueilli dans un récipient stérile (en cas de recueil par coït interrompu, il y a risque d’infection du sperme par les germes du vagin et l’œuf ne pourrait pas alors se développer). Dans des cas exceptionnels, on peut utiliser un préservatif spécial.

Le sperme peut être recueilli soit avant, soit après la ponction folliculaire. Il est confié aux biologistes pour préparation avant de le mettre en présence de l’ovocyte.

Micro-injection ou ICSI

Lorsque dans les conditions habituelles de la Fiv, les chances de fécondation sont très faibles, nous pouvons procéder à une modifi-cation technique de cette méthode et injecter un spermatozoïde directement dans l’ovocyte à l’aide d’une pipette très fine, sous examen microscopique.

Cette technique (encore appelée micro-injection) est utilisée dans plusieurs centres français et étrangers, et a permis la naissance de plusieurs milliers d’enfants ces dernières années

Le Gift

Le Gift signifie Gamete intrafallopian transfer, ou en français « transfert des gamètes (spermatozoïdes et ovocytes) dans la trompe de Fallope ».

Cette technique a été mise au point après la fécondation in vitro, et l’on peut dire qu’il s’agit d’une fécondation « in vivo », c’est-à-dire que les gamètes au lieu d’être fécondés en laboratoire le sont dans les trompes de la femme. Les stérilités pour lesquelles on envisage une fécondation in vitro mais pour lesquelles la femme a des trompes perméables peuvent donc bénéficier de cette technique qui, a priori, donne de meilleurs résultats que la Fiv. Le principe de cette technique est de stimuler l’ovaire au moyen de médicaments. La stimulation est surveillée par des dosages quotidiens et éventuellement par des echographies. Lorsque les follicules sont mûrs, une injection de gonadotrophines chorioniques est administrée 36 heures environ avant le Gift.

La micro-injection du spermatozoïde

Dans le cas où les spermatozoïdes se révèlent incapables de pénétrer la membrane qui entoure l’ovocyte (zone pellucide), diverses tentatives ont cherché à injecter des spermatozoïdes sous la membrane, soit en faisant une ouverture, soit en injectant les spermatozoïdes sous la membrane. C’est en « allant trop loin », c’est-à-dire en faisant pénétrer le spermatozoïde dans le noyau de l’ovocyte (cytoplasme), que l’on a réalisé l’ICSI (Intra-cytoplasmic sperm injection). Cette technique a détrôné toutes les autres et donne aujourd’hui d’excellents résultats. On aspire un spermatozoïde dans une micropipette très pointue et l’on pique l’ovocyte pour déposer le spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovocyte. La suite du processus est ensuite identique à celle de la Fiv et les résultats sont comparables.

On a pu réaliser des fécondations par ICSI chez des hommes dont le sperme éjaculé ne contenait pas de spermatozoïdes en allant prélever quelques spermatozoïdes dans l’épididyme ou dans le testicule, ou même en utilisant des spermatides qui sont les « cellules mères » des spermatozoïdes.

L’éclosion assistée

Le hatching ou « éclosion assistée » est une micromanipulation au cours de laquelle on pratique une ouverture de la zone pellucide de l’œuf après fécondation. Cette technique facilite « l’éclosion » du blas-tocyste, qui est un processus nécessaire avant l’implantation et qui peut être difficile dans les œufs où la zone pellucide est épaisse.

On a pu mettre en évidence, dans certaines équipes, une augmen-tation du taux d’implantation des embryons après éclosion assistée.

Cocultures et cultures prolongées

Il s’agit de techniques qui placent les œufs obtenus en Fiv sur un tapis de cellules jusqu’au développement in vitro du blastocyste, c’est-à-dire en moyenne jusqu’au 5e jour. Mais il s’agit encore d’une technique considérée comme expérimentale et qui doit être réservée, jusqu’à nouvel ordre, aux échecs de la Fiv courante. Depuis quelques années, on a développé des cultures prolongées jusqu’au cinquième jour au moyen de deux milieux de culture différents et successifs. Le risque de cette technique est de « perdre » un certain nombre d’embryons qui ne se développeront pas pendant la culture. L’avantage est d’obtenir des plastocytes dont le taux d’implantation est supérieur.

Le clonage

C’est une technique qui doit être bien comprise par nos lecteurs. On en parle beaucoup, mais peu savent exactement de quoi il s’agit.

La congélation du sperme

Elle a été mise au point en 1963. Le sperme est recueilli par masturbation après un délai d’abstinence de 3 jours. Il est ensuite dilué dans un milieu protecteur et préparé dans des petits récipients qui sont des tubes plastique ou « paillettes ». Avec un éjaculat de 60 millions de spermatozoïdes par millilitre et de 4 millilitres, on peut confectionner une trentaine de paillettes de 7 millions de spermatozoïdes chacune.

La décongélation consiste à laisser les paillettes se réchauffer pendant quelques minutes à la température ambiante.

La congélation-décongélation entraîne une détérioration des spermatozoïdes. Pour un sperme initialement normal, la détérioration reste dans les limites compatibles avec une conservation du pouvoir fécondant : chute d’environ 50 % du pourcentage de spermatozoïdes mobiles.

L’autoconservation du sperme

On désigne sous le terme d’autoconservation du sperme la cryo-conservation du sperme pour son utilisation ultérieure dans une AMP intraconjugale. L’autoconservation peut être envisagée dans quatre types de situations :

  •     Avant la mise en œuvre d’un traitement anticancéreux par radio- ou chimiothérapie, qui risque de détruire la lignée germinale. Le plus souvent, il s’agit de maladie de Hodgkin ou de cancer du testicule.
  •     Avant stérilisation, volontaire par vasectomie.
  •     Avant Fiv, dans les cas où le recueil du sperme une heure avant la ponction ovocytaire présente des difficultés d’ordre psychologique.
  •     Avant Fiv avec don anonyme d’ovocyte pour séparer, dans le temps et dans l’espace, le recueil de sperme et la ponction ovocytaire.
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Stérilités inexpliquées

Stérilités inexpliquées


Une femme française sur 7 consulte un médecin pour un problème d’infertilité. Parmi celles-ci, il y a les femmes (ou les couples) totalement stériles – qui ne pourront jamais avoir d’enfant sans traitement (absence totale de spermatozoïdes ou d’ovules, trompes obturées définitivement ou absentes), et celles qui sont « hypofertiles ». 

Pour ces dernières une grossesse est possible, mais on ne peut garantir qu’elle surviendra.
On a pu calculer que dans une génération née une année donnée, le nombre des femmes qui demeurent sans enfant diminue progressivement en raison des grossesses que les autres femmes parviennent à obtenir avec le temps, soit spontanément, soit grâce à un traitement contre la fertilité . Par exemple, si un ensemble de femmes commence à désirer une grossesse en 2000, 13 % n’y parviendront pas dans l’année.

Parmi celles-ci, peu à peu, grâce aux traitements, certaines deviendront enceintes de 2001 à 2003, et en 2004 il restera encore 3 à 5 % des couples qui demeureront sans enfant. Pour une grande partie d’entre eux, le médecin ne comprend pas les raisons de cette « stérilité ». La tentation est grande alors de trouver une cause minime à laquelle on donne injustement de l’importance ou encore de dire qu’il s’agit d’une stérilité « psychogène ».

Mais la vérité est que la médecine ne sait pas tout, qu’elle ne peut encore tout comprendre et l’on peut bien alors qualifier cette stérilité d’« inexpliquée ». Il reste des découvertes à faire et ces stérilités inexpliquées deviendront un jour expliquées comme d’autres autrefois incurables sont aujourd’hui curables.

On le voit, ces stérilités inexpliquées comportent des causes mal connues ou totalement ignorées et des causes mal comprises. Parmi les premières, on peut classer un ensemble de causes rares que l’on n’a pas l’habitude de rechercher mais qui sont explicables. Les secondes, parmi lesquelles se situent les stérilités psychogènes, comportent les effets d’un grand nombre de facteurs d’environnement.

Mais ce qui peut influencer toutes les causes, c’est l’âge des partenaires, sur lequel il nous faut revenir.


L’âge des parents, une cause des Stérilités


Pour obtenir une grossesse, il ne suffit pas d’avoir des rapports sexuels. Il faut encore que les relations sexuelles aient lieu en période d’ovulation. Et même alors, la probabilité qu’une femme jeune et féconde, avec un partenaire jeune et fécond, ait un enfant est seulement d’environ 25 %. Ceci signifie qu’un couple fécond ayant des rapports sexuels fréquents a 1 chance sur 4 d’avoir l’enfant désiré.
Cette chance va, pour des raisons biologiques inéluctables, dimi-nuer avec l’âge de la mère. Après 33 ans, elle est d’environ 1 chance sur 8, après 38 ans, 1 chance sur 12 ou 15. Encore faut-il que les rapports sexuels aient bien lieu chaque mois au bon moment. Bien sûr, la médecine peut augmenter les chances en rapprochant les spermatozoïdes des ovocytes par exemple, mais si la grossesse ne survient pas, il ne faut pas dire aussitôt qu’il s’agit d’une stérilité inexpliquée.
De la même façon, l’âge du père diminue la qualité du sperme d’une manière moindre – et plus tardivement. Ajoutons que l’âge diminue aussi la fréquence des rapports sexuels et que pour certains cycles on laisse ainsi passer la chance. Donc, ne pas oublier ce facteur dans le constat d’une infertilité persistante.

Les causes mal connues des Stérilités


La recherche d’une cause possible d’infertilité passe d’abord par la constatation :
  • d’un nombre suffisant de spermatozoïdes normaux et mobiles ;
  • d’une ovulation correcte ;
  • d’une perméabilité des trompes ;
  • du passage des spermatozoïdes dans les voies génitales de la femme ;
  • du fait que le pavillon des trompes peut capter les ovocytes issus de l’ovaire.
Ce sont les facteurs essentiels, mais il en est d’autres.
Chez l’homme
  • L’infection chronique des voies génitales provoque la présence de facteurs toxiques dans le liquide spermatique : les spermatozoïdes sont moins mobiles. Ces infections chroniques peuvent passer totalement inaperçues et l’homme peut ne ressentir aucun symptôme.
  • Les anticorps anti-spermatozoïdes. De même que l’on a des anti-corps contre le virus de la rubéole ou contre le toxoplasme, certains hommes ont des anticorps contre leurs propres spermatozoïdes. Ces anticorps, présents dans le sperme, immobilisent les spermatozoïdes.
  • Des anomalies chromosomiques mineures (une petite anomalie sur un chromosome) s’accompagnent aussi d’une diminution de la fécondité.
  • Des anomalies de la constitution des spermatozoïdes portant par exemple sur l’acrosome (tête du spermatozoïde) ou sur son flagelle diminuant les chances de fécondation.
Chez la femme
  • Elle peut aussi avoir des anticorps anti-spermatozoïdes à la suite du passage de spermatozoïdes dans sa circulation sanguine. Elle aura alors développé des anticorps qui vont rester présents et immobiliser les spermatozoïdes dans ses propres sécrétions.
  • Des anomalies de la captation de l’ovocyte : par exemple trompes trop longues, trop éloignées de l’ovaire.
  • Des anomalies de la rupture du follicule. Tout paraît indiquer que la femme ovule, mais le follicule ne se rompt pas et l’ovocyte reste emprisonné.
  • Des anomalies de l’endomètre. Pour que l’œuf puisse s’implanter et s’accrocher sur l’endomètre, il faut que cette muqueuse soit « préparée » : elle contient des sucres en plus grande quantité, elle reçoit des vaisseaux en plus grand nombre. Parfois, l’endomètre est inapte à l’implantation.
  • Des anomalies de la maturation de l’ovocyte. Pour qu’une fécondation ait lieu, il ne faut pas seulement qu’il y ait un ovocyte, il fautqu’il soit mûr, c’est-à-dire qu’il ait subi pendant les dernières heures de la croissance de l’ovocyte un processus qui le rende propre à être fécondé par un spermatozoïde. De temps à autre, l’ovocyte expulsé n’est pas mûr. Il se peut aussi que l’ovocyte ait des anomalies de ses chromosomes, comme chez l’homme.
Toutes ces causes ont en commun d’être mal connues, difficiles à mettre en évidence et de ne pas entraîner constamment une stérilité. C’est la raison pour laquelle un couple peut croire qu’il a une stérilité « inexpliquée », alors même qu’il y a une explication… ignorée.

Les causes mal comprises des Stérilités


L’environnement des humains a beaucoup changé depuis quelques décennies. En quoi les nouveaux facteurs d’environnement de l’individu sont-ils en relation avec des nouvelles formes de stérilité ?
C’est ce que nous allons tenter d’exposer. On se souviendra que lorsqu’on parle de stérilité, il peut s’agir de stérilité transitoire ou hypofertilité liée temporairement à certains facteurs d’environnement.
On se souviendra aussi que les facteurs écologiques n’ont naturellement pas, à tous les degrés, la même influence sur tous les individus dont la réaction dépend de divers facteurs : l’âge, les antécédents, la psychologie…

Nous envisagerons successivement :
  • le rôle du stress ;
  • le rôle des facteurs toxiques liés au mode de vie ;
  • le rôle des nouvelles habitudes médicales.

 

Stérilités: Le rôle du stress


Le rôle du stress dans la vie moderne est un sujet tellement rebattu qu’il est inutile d’insister. Pour les générations qui nous précédaient, un voyage à l’étranger ou un déplacement à l’intérieur même du pays représentait un événement, la vitesse était une notion inconnue, le temps n’avait pas la même durée.

Ce que le progrès a apporté à notre société se mesure indéniablement en termes de stress plus nombreux, plus fréquents. Notre société, par ailleurs, est devenue plus aliénante par la fréquence du travail féminin, la longueur des trajets pour se rendre à son travail, par les embouteillages, par les loisirs insuffisants ou trop fréquents – ou insatisfaisants -, par le travail à la chaîne, etc.

Et sans doute doit-on se souvenir que H. Selye disait du stress que « chacun sait ce qu’est un stress, et personne ne sait ce que c’est… », mais on peut, avec Schuller, considérer que le mot englobe aussi bien les efforts physiques que la douleur, les réactions de peur et d’anxiété (c’est-à-dire de peur sans objet), les efforts intellectuels intenses, les contraintes (les humiliations) et les censures, les agressions somatiques (traumatiques, métaboliques) et même les réactions d’étonnement et de joie devant un succès inattendu.
Si l’on additionne tous ces facteurs, on peut, certes, dire que les menaces qui pesaient sur l’individu il y a 50 ou 100 ans étaient différentes de celles d’aujourd’hui, et que dans notre société le stress est quotidien et permanent. Or deux notions nouvelles viennent éclairer le rôle possible du stress comme facteur étiologique des stérilités :
  • la connaissance des facteurs émotifs à l’origine de troubles de la fabrication des gamètes ;
  • la connaissance du rôle du stress sur la sécrétion de prolactine.
On sait que la sécrétion de prolactine est extrêmement labile, qu’il existe un rythme circadien avec décharge pendant la nuit influencé par le sommeil, et un cycle menstruel de la prolactine. Or de nombreux travaux montrent le rôle du stress sur les perturbations de sécrétion de prolactine. L’hyperprolactinémie, chez la femme, aboutit à une suppression de l’ovulation.

Or, si l’on connaît bien les effets négatifs de l’élévation permanente du taux de la prolactine, on connaît beaucoup moins bien les effets d’une élévation transitoire, de quelques heures par exemple, et qui n’apparaîtrait qu’en pratiquant plusieurs dosages sanguins par jour…

 

Le rôle des facteurs toxiques liés sur les Stérilités


Le tabac


Schirren a fait état d’une très nette amélioration du nombre et de la qualité des spermatozoïdes sur un groupe d’hommes stériles 3 à 6 mois après l’arrêt du tabac. Le rôle du tabagisme est aussi néfaste chez la femme. Dans le même sens, indiquons qu’il peut exister des oligo-asthénospermies dans les intoxications chroniques par l’alcool. L’oligo-asthénospermie est d’autant plus marquée que sont perturbées les épreuves hépatiques. Schoysman cite un cas de rétablissement d’une spermatogenèse normale après une cure de désintoxication.

Les médicaments

L’usage de plus en plus répandu de médicaments tranquillisants ou calmants a indéniablement des relations avec la fertilité.

La libération des gonadotrophines est influencée par des neuromédiateurs du système nerveux central. L’utilisation d’antagonistes, de dépléteurs ou d’inhibiteurs de la synthèse de ces neuromédiateurs se traduira par des troubles de la fertilité. On connaît la fréquence des troubles de l’ovulation chez des femmes utilisant des tranquillisants.

Les facteurs nutritionnels et l’obésité

On ne connaît pas directement les mécanismes par lesquels les fortes augmentations de poids diminuent la fertilité, mais nous connaissons tous les cas de stérilité guérie pendant une cure d’amai-grissement chez la femme ou chez l’homme.

Le travail nocturne

Le travail nocturne entraîne des perturbations du rythme circadien de la prolactine et il s’ensuit des troubles de l’ovulation. Ceci se rencontre par exemple chez certaines hôtesses de l’air.

Les facteurs psychologiques

C’est à dessein que nous gardons pour la fin le problème des stérilités que l’on appelle couramment d’origine psychogène.

Elles rentrent certainement indirectement dans le cadre que nous avons abordé, ne serait-ce que parce que la libéralisation de la sexualité dans la société actuelle et la dévalorisation de la maternité ont changé le « modèle féminin ». Un certain nombre d’« histoires » prouvent qu’il y a des facteurs psychologiques à l’origine de certaines « stérilités » (grossesses après adoption d’un enfant ou après un simple examen gynécologique ou même le mois où la première consultation a lieu).

Mais on ne doit pas conclure que toute stérilité inexpliquée est « psychogène ».
Par contre, il faut indéniablement tenir compte de facteurs psychologiques qui peuvent jouer un rôle plus ou moins important :
  • peur d’être enceinte parce que des exemples familiaux ou dans l’entourage ont imposé une image de catastrophe ou encore parce qu’on a perdu un enfant dans des conditions dramatiques ;
  • peur d’être mère parce que sa propre mère est porteuse d’une image négative ;
  • peur d’avoir un enfant parce que la place de cet enfant dans l’inconscient est déjà prise par un autre ;
  • peur de déformer son corps ;
  • peur de perdre son couple.
A cela s’ajoutent aussi :
  • les mésententes inconscientes dans le couple ;
  • les rapports sexuels peu fréquents ou impossibles en période d’ovulation ;
  • les conséquences des attitudes de certains médecins qui inquiètent ou aggravent les peurs inconscientes ;
  • les hommes qui n’éjaculent pas lors de chaque rapport, souvent par refus inconscient de la grossesse ou par refus du rôle de géniteur qu’on leur fait jouer.
  •  
Ce ne sont que des exemples parmi d’autres.

Ces facteurs jouent un rôle certain. Mais aucune psychothérapie n’en vient à bout de manière régulière. C’est le rôle du gynécologue d’écouter ses patients, de comprendre les problèmes sous-jacents, de rassurer le couple tout en faisant apparaître les relations possibles entre tel ou tel événement et la difficulté de concevoir un enfant. La confiance que le médecin inspire au couple est un facteur essentiel de la guérison de la stérilité.

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Comment traiter les hommes contre la stérilité ?

Les traitements dont nous disposons pour traiter les stérilités masculines sont peu nombreux et avaient, en général, une efficacité limitée jusqu’à l’avènement des procréations médicalement assistées. 


Les raisons en sont explicables : le plus souvent, les cellules de la spermatogenèse, celles qui dans le testicule se transforment progressivement en spermatozoïdes, ont été lésées dès la vie embryonnaire du sujet ou dans son enfance.


 les hommes contre la stérilité
Ces lésions sont irréversibles et aucun traitement ne pourra les reconstituer.

Quelquefois, heureusement, ces cellules existent et sont normales mais ne sont pas stimulées correctement : on peut alors espérer.

D’autres fois, les spermatozoïdes sont produits dans le testicule, mais ne parviennent pas à être éjaculés car il y a un obstacle mécanique sur le trajet. Ici encore on peut espérer.

 

 


LES TRAITEMENTS CHIRURGICAUX

Dans certains cas, la chirurgie peut être proposée, ceci essentiellement dans deux circonstances.

Les azoospermies excrétoires

 

Le testicule produit des spermatozoïdes, mais ceux-ci ne peuvent être excrétés car il existe un obstacle sur le trajet.
Dans tous ces cas, si la lésion siège en un endroit peu étendu et si le reste des conduits est normal, on peut tenter une intervention chirurgicale qui va couper la zone obturée et rétablir la continuité des deux bouts, comme par exemple une anastomose entre le canal déférent et l’épididyme.
Ces opérations de microchirurgie délicates ne donnent pas plus de 20 % de succès. Elles ne sont pas toujours possibles.

Le varicocele

 

Il s’agit d’une dilatation de la veine spermatique gauche. Parfois, le volume de la veine est visible au-dessus du scrotum ; d’autres fois, le sujet ne voit rien et ne ressent rien.
Il y a quelques années, cette théorie connut une grande vogue et tous les varicoceles étaient opérés avec des succès relatifs. Des études comparant des hommes opérés et des hommes non opérés ont montré que, hormis les varicoceles volumineux, l’opération n’était pas plus efficace que l’abstention.

Prélèvement chirurgical de spermatozoïdes avant ICSI


Dans certains cas d’azoospermie, il peut y avoir une production minime de spermatozoïdes par le testicule.
. Ce prélèvement s’effectue par une simple ponction à l’aiguille ou par une petite intervention qui incise le scrotum et ouvre le testicule ou l’épididyme pour prélever des fragments dans lesquels les spermatozoïdes sont recherchés sous le microscope.

LES TRAITEMENTS MÉDICAUX CONTRE LA STÉRILITÉ CHEZ L’HOMME


 

Infection du sperme


Le cas le plus fréquent qui demande un traitement médical est celui de l’infection du sperme.
Cette infection est le plus souvent chronique et le sujet n’est pas conscient d’être porteur d’une infection qu’il a peut-être contractée des années auparavant. Tous les germes peuvent être responsables.
Les toxines qu’ils libèrent altèrent les tissus de l’appareil génital, déterminent des modifications de l’acidité du liquide spermatique et retentissent sur la mobilité des spermatozoïdes. C’est pourquoi on doit toujours faire pratiquer une spermoculture chaque fois que l’on fait un spermogramme.
La spermoculture isole les germes, les reconnaît et recherche leur sensibilité aux antibiotiques. Ainsi le médecin pourra prescrire le traitement antibiotique approprié, le plus souvent pour une période prolongée car dans les voies génitales les germes sont difficiles à atteindre.

 

les azoospermies sécrétoires,


Très rarement, dans les azoospermies sécrétoires, le testicule ne reçoit pas la stimulation des hormones hypophysaires : c’est ce qu’on appelle un hypogonadisme hypogonadotrophique.
Le testicule existe. Il est normal. Il n’est pas stimulé. Il attend les commandes venues de l’hypophyse comme la Belle au bois dormant attend son Prince charmant.
Dès que l’on va prescrire des gonadotrophines, on voit le testicule répondre par une sécrétion de testosterone et, au bout de quelques semaines, par l’apparition de spermatozoïdes.
C’est dire que le traitement devra être prolongé aussi longtemps que nécessaire pour aboutir à une grossesse. Dès que l’on cesse les injections de gonadotrophines, le testicule retourne à son état antérieur.
Parfois, l’insuffisance hormonale est due à une insuffisance thyroïdienne ou à un diabète qu’il faudra corriger.
En définitive, il y a relativement peu de cas de stérilités masculines qui seront « guéris » par les traitements. Le problème est donc d’obtenir une grossesse avec les spermatozoïdes dont on dispose ; heureusement, les problèmes peuvent être résolus aujourd’hui par les inséminations artificielles ou l’AMP.